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Australie :: Rencontres et découvertes de bonnes pratiques autour du sport et de l'emploi


Etre compétitif et employer 80% de salariés en situation de handicap: la recette de l’entreprise Tadpac

L’Australie est en avance sur la France en matière de handicap, c’est un fait. HandiCap sur le Monde le vérifie en direct en rencontrant l’entreprise sociale Tadpac en Tasmanie, société où 80% de ses employés ont un handicap. L’entreprise rayonne, même en temps de crise, et est devenue l’une des entreprises les plus compétitives de son marché. Une autre façon de voir l’emploi et la gestion d’une entreprise !

Tadpac, une entreprise sociale qui grandit

Tadpac débute en 1969 lorsque 4 personnes en situation de handicap ont décidé de travailler plutôt que de vivre de leur indemnisation. Ils ont tout d’abord reçu l’aide d’une association appelée « Tasmanian Association and Disabled Person » qui a pu fournir un premier soutien financier. Depuis lors, Tadpac qui n’a jamais cessé de grandir, est passée de 4 à 33 employés. L’entreprise a tout d’abord démarré par de simples photocopies, avant de devenir une imprimerie à part entière. Aujourd’hui, cette imprimerie tasmanienne possède beaucoup de clients, professionnels comme le Royal Hobart Hospital, la célèbre chocolaterie Cadbury, le golf de Hobart, le Rotary club de Moonah, mais également beaucoup de particuliers. Malgré la crise qui se fait ressentir depuis quelques années, l’entreprise a poursuivi son développement grâce à des investissements dans des machines innovantes et en s’adaptant aux nouvelles technologies. L’histoire de cette société pourrait ressembler à n’importe quelle autre entreprise à succès, si un chiffre impressionnant ne se démarquait pas : dans cette entreprise, 26 des 33 employés ont un handicap. Impossible à diriger en obtenant un travail qualifié ? Tadpac en est la preuve.

Peu importe le handicap, seules comptent les compétences

Au sein de Tadpac, la majorité des personnes sont en situation de handicap, physique ou mental. Déficience motrice, malvoyance, trisomie 21, tous font leur travail avec dextérité et professionnalisme, et si certains postes sont plus difficiles pour les personnes avec un handicap mental, ils sont alors redirigés vers un travail plus « physique » où ils seront plus performants.

Lors de notre visite, nous rencontrons Bruce Clark, en charge des ventes et de la gestion des productions. Bruce travaille chez Tadpac depuis 28 ans et nous explique l’importance pour Tadpac de faire évoluer ses employés: « Je suis arrivé au départ comme simple ouvrier dans la production de joint de Tadpac, branche qu’ils ont créée un temps avant de fermer. J’ai grimpé les échelons au sein de l’entreprise grâce à des formations qualifiées et je possède aujourd’hui plusieurs casquettes au sein de la direction et siège également au comité d’entreprise. Preuve que peu importe le handicap – Bruce est en fauteuil ndlr – si une personne a les compétences elle obtiendra un poste qualifié dans l’entreprise. »

Corporation et adaptation : la formule Tadpac

Tadpac nous prouve à maintes reprises qu’elle est une entreprise pionnière en matière d’embauches de personnes en situation de handicap, mais également dans la gestion innovante de l’entreprise.

La société n’appartient à personne, elle est ce qu’on pourrait appeler une corporation, gérée par ses propres employés; ainsi, tout l’argent obtenu est directement réinjecté dans l’entreprise. L’organisation de l’entreprise est tenue par un comité de personnes bénévoles, représenté par des chefs d’entreprises, qui se réunissent mensuellement pour observer si l’entreprise se porte bien et aborder par exemple des questions de comptabilité plus complexe.

La plupart des employés travaillent en moyenne 20 ans dans l’entreprise. Nombreux sont ceux qui ne veulent pas en partir car ils trouvent l’ambiance et l’environnement de travail très bons. De plus, les infrastructures sont parfaitement adaptées pour les personnes en fauteuils roulants: il n’a pas fallu engager de grands travaux, seuls deux toilettes supplémentaires ont été ajoutés, adaptés aux normes, mais au vue du nombre d’employés il fallait de toute manière en créer. Enfin, sous l’élan du gouvernement, Tadpac a créé un comité de travailleurs composé de personnes en situation de handicap (5 à 6 personnes) qui discutent des problèmes internes de l’entreprise et des moyens de les résoudre.

Employeur/employé: une situation gagnant-gagnant face au handicap 

Les entreprises et particuliers recherchent les services de Tadpac sans être forcément au courant de la situation de la plupart des employés. Les raisons premières de leur choix sont leur qualité et leurs prix extrêmement compétitifs face aux concurrents. Le fait que la plupart des employés soient en situation de handicap n’est jamais mis en avant (il n’est d’ailleurs pas précisé sur le site www.tadpac.com.au) et les entreprises ne bénéficient pas de réduction d’impôt de la part du gouvernement.

« Nous nous occupons de certaines entreprises un peu mieux que d’autres c’est certain, nous offrons des réductions en fonction du travail qu’ils nous demandent et si ce sont de bons clients ou non….comme dans la plupart des sociétés je pense » explique Bruce. «Nous sommes aussi productifs que n’importe quelle imprimerie. La seule raison pour laquelle notre entreprise fonctionne bien est la qualité de notre travail, rien à voir avec le handicap ».

Il ajoute : « beaucoup de personnes se font une idée des personnes handicapées et de la façon dont elles travaillent; mes jambes ne fonctionnent plus mais il n’y a rien d’anormal avec mon cerveau. Embaucher une personne en situation de handicap devrait être une situation gagnant-gagnant : au-delà d’offrir un emploi, l’entreprise retire des bénéfices en privilégiant le recrutement de compétences et non de handicap. »

Et le gouvernement dans tout ça ?

Nous avons pu découvrir à force d’échanges et de discussions avec différentes personnes que le gouvernement joue un rôle dans le développement des emplois des personnes en situation de handicap, mais qu’il n’est en aucun cas moteur de ces initiatives.

Le gouvernement aide financièrement les entreprises qui embauchent des personnes handicapées uniquement pour les formations et dans le cas où l’entreprise est viable et en bonne santé. Si l’entreprise connait des difficultés, le gouvernement ne l’aidera pas et fermera la société. D’autre part, le gouvernement régule le nombre d’embauches de personnes en situation de handicap, peu importe la demande client et l’augmentation de production, la société devra alors faire sans…ou embaucher des personnes sans handicap !

Un nouveau client pour Tadpac, HandiCap sur le Monde !

Enfin nous visitons le site de Tadpac, qui est immense. Des personnes de tout âge, tout type de handicap, hommes, femmes. Comment se douter une seconde que la majorité a un handicap ? Les employés se trouvent dans différentes sections, impression, graphisme, mise en boite, tout cela dans un open space où se confondent les studieux concentrés aux blagueurs boute-en-train…bref, une entreprise comme une autre. Nous discutons un peu avec eux et ressentons tout de suite le bien-être de chacun, l’entraide entre tous et le professionnalisme dont ils font preuve. Ils nous montrent avec intérêt leur travail, des découpes et pliage de boites de chocolat aux impressions couleurs de dossiers.

Le nombre de clients et le travail effectué est impressionnant; des dossiers pour les hôpitaux aux boites de chocolat, des plaquettes de présentation d’entreprise aux étiquettes de bagages, tout est couvert et les domaines des clients sont variés. Nous pouvons nous-même certifier de la qualité du travail de Tadpac car après cette rencontre nous avons demandé à créer nos cartes de visites.

Bruce termine la visite par une anecdote : lors de leur venue, les personnes en charge du contrôle du travail des employés handicapés n’arrivent pas à déterminer pour chacun qui a un handicap et qui n’en a pas…la meilleure manière d’avoir une entreprise finalement!


St Giles, un centre de soin d’exception en Australie

Située en Tasmanie, l’organisation St Giles est un modèle en matière de prise en charge des personnes en situation de handicap. Il y a beaucoup de similarités avec nos pratiques françaises mais des actions novatrices créent « une différence positive ». Cela tombe bien, c’est le slogan de St Giles. Retour sur cette rencontre déterminante à Launceston, dans le nord de la Tasmanie.

St Giles à Launceston en Tasmanie

St Giles a été créé en Tasmanie en 1937. D’abord conçue par la ville de Launceston, la chambre de commerce, le Rotary International et la fondation APEX, cette organisation évolue progressivement pour devenir une référence en matière de prise en charge des personnes handicapées. Au départ, sa mission consistait à prendre soin des enfants atteints de polio. Aujourd’hui, après 75 années d’existence, St Giles prend en charge à plus ou moins long terme plus de 5000 « clients » par an,  terme utilisé par les organismes spécialisés et volonté du gouvernement pour désigner les personnes handicapées en Australie.

Leur objectif principal : offrir des services spécialisés en partenariat avec les enfants, adultes et leurs familles pour soutenir leur développement et optimiser leurs compétences. Ses actions sont diverses et comprennent toute une gamme de services : thérapies occupationnelles, kinésithérapie, unité de soutien familial, service d’accès aux nouvelles technologies, psychologie, programmes spécialisés pour enfants (vacances « plaisir au soleil », « souris et joue » après l’école…), mais aussi des services pour adultes (soutien pour l’hébergement, aide à domicile, maisons de vacances accessibles…). Tous ces services nécessitent l’emploi d’environ 250 professionnels : équipe dirigeante, kinésithérapeutes, psychologues, éducateurs spécialisés, travailleurs sociaux… Ce personnel intervient également dans les écoles afin de sensibiliser. Les enfants sont pris en charge par le service pour jeunes enfants de 0 à 4 ans, puis sont suivis jusqu’à 17 ans, moment où St Giles passe le relais à d’autres organismes. Les adultes peuvent recevoir l’aide de St Giles mais de manière plus occasionnelle.

Le sport, c’est bon pour l’inclusion !

L’équipe de St Giles croit beaucoup aux vertus du sport et l’utilise comme un outil à visée inclusive. De nombreuses activités physiques et sportives sont programmées par le staff de cette organisation tasmanienne. Qu’il s’agisse d’un moyen pour rééduquer, pour travailler autour des difficultés d’un enfant ou pour développer la confiance d’un jeune en s’appuyant sur ses habiletés, le sport est perçu par St Giles comme un instrument de travail fondamental. La qualité du matériel utilisé et la richesse des installations possédées par le centre montrent cette volonté de placer les activités physiques et sportives au centre des techniques utilisées. Des fauteuils électriques, dernier cri, sont utilisés pour emprunter des parcours de mobilité et développer les habiletés des enfants et jeunes du centre. Cela leur permet d’accroître leur repérage spatio-temporel, la prise d’informations… Ces mêmes fauteuils peuvent aussi être prêtés le temps d’un week-end ou de vacances pour permettre aux familles d’effectuer une sortie en ayant des contraintes de déplacement allégées.

Côté sport, en juillet 2012, des jeunes du centre ont pu participer à un tournoi inclusif de football australien avec l’équipe des moins de 16 ans d’un club tasmanien. Ce premier essai, ayant rencontré un vif succès, encourage St Giles à renouveler ce type d’expérience. Ils permettent également à des adultes du centre de jouer au basket dans des clubs traditionnels. Ils ont pour but de faciliter la pratique du sport et essayent de mettre en place des programmes particuliers pour que chaque personne en situation de handicap pratique un sport. St Giles participe aussi à des forum avec des organisations sportives pour rendre le sport inclusif : en adaptant les règles, en formant les entraineurs, éducateurs et les arbitres…  Cet effort de formation est également effectué par les kinés du centre qui travaillent en étroite relation avec les professeurs de sport dans les écoles pour que leur pratique soit adaptée aux élèves déficients dont ils ont ou auront la charge lors de leur séance d’éducation physique et sportive.

Un besoin d’innover pour mieux s’adapter aux évolutions de la société australienne

S’il s’agit au premier abord d’un centre éducatif et thérapeutique à l’apparence classique ou similaire à ceux que l’on trouve en France, St Giles se démarque par sa volonté de remettre en question ses pratiques et sa volonté d’innover. Leurs dernières trouvailles nous ont été présentées par Ian Wright, dirigeant de St Giles lors de notre visite. Il projette la création d’un parc extérieur où les enfants du centre, accompagnés de leurs thérapeutes ou de leurs familles pourront se promener, travailler ou effectuer des exercices rééducatifs. Rien de très nouveau nous direz-vous ! Entièrement « wheelchair friendly » (accessible et conçu pour les fauteuils roulants), l’une des nouveautés réside dans le fait que ce parc est public et qu’il donne sur la rue. Ian explique que cette décision a été prise pour rompre avec une vieille habitude, celle d’agir toujours en intérieur, à l’abri des regards. Comme il le précise, si l’on veut bâtir une société inclusive, il faut cesser de cacher la différence.

Les salles où se déroulent les séances de prise en charge ne sont plus de grandes salles communes comme auparavant mais de taille réduite pour prendre en compte les besoins de chaque enfant et les particularités de leur pathologie. Cette évolution s’explique par la modification du public reçu par St Giles. Ian Wright nous apprend que la proportion d’enfants accueillis au centre ayant une déficience intellectuelle est désormais plus élevée que celle des jeunes avec une déficience physique, conséquence de l’évolution de la société. Ces modifications sont à prendre en compte et le centre adapte son organisation, ses actions et ses locaux à ces changements sociétaux.

Lors de notre passage à St Giles, nous avons également rencontré un ingénieur qui travaille à temps plein pour le centre. Son rôle : réfléchir, adapter, concevoir des fauteuils roulants personnalisés pour répondre exactement aux besoins du « client ». Travail titanesque où chaque détail compte, rien n’est laissé au hasard. Les commandes du fauteuil peuvent se trouver à la main, au pied, la coque pour s’asseoir peut avoir un angle précis. Tout est fait sur mesure selon le degré de mobilité du client.

Un autre élément nous a particulièrement surpris à St Giles : l’organisation des bureaux du personnel. L’équipe est nombreuse et nous nous attendions à visiter le service de psychologie, le secteur des éducateurs spécialisés, le coin des orthophonistes… A la place de cette habituelle disposition, nous voici au milieu d’un large open space où toutes ces professions sont rassemblées, ce qui facilite les échanges entre collègues. Le traditionnel et trop souvent entendu « Nous n’avons pas le temps de nous rencontrer et d’échanger pour aider convenablement cette famille. » est évité par cette astuce, issue du monde de l’entreprise.

Cet article ne montre qu’un aperçu de tous les services et de toutes les bonnes idées développées par St Giles. Nous retenons surtout la façon différente de procéder et d’innover de cette organisation qui effectue un travail remarquable pour améliorer son action auprès des enfants, des jeunes, des adultes en situation de handicap et de leurs familles.

Retrouvez en ligne le site de St Giles


Tous dans le même bateau avec Sailability!

Être en fauteuil roulant, c’est souvent faire une croix sur de nombreuses activités, notamment les sports nautiques. L’association Sailability démontre le contraire en permettant aux personnes déficientes motrices de naviguer dans les eaux de Tasmanie. Récit d’une journée de courses nautiques où le handicap est coulé !

Sailability, exemple d’une pratique sportive pour les personnes handicapées en Australie

Mais d’abord petit rappel sur la situation australienne. D’après le bureau australien des statistiques, en 2010, 6.8 millions d’australiens de 18 ans et plus, soit 40% de la population, est atteinte d’un handicap. Ces chiffres concernent de manière quasi égale les hommes et les femmes. Concernant le sport, 68% des personnes handicapées (4.6 millions) ont déclaré lors de cette étude pratiquer une activité sportive régulière au cours des 12 derniers mois. Ce chiffre assez élevé demeure toutefois inférieur au pourcentage de sportifs non-handicapés répertoriés lors de cette étude (79% soit 7.9 millions d’australiens). Néanmoins, pour le gouvernement australien qui encourage à la pratique sportive, ces données sont un signe positif démontrant que la majorité des personnes en situation de handicap sont actives. Pour info, en France en 2011 et selon la ministre des sports Chantal Jouanno, seulement 35%  des personnes en situation de handicap avaient une pratique sportive régulière.

Implantée dans différents clubs nautiques en Australie, Sailability est une association également présente dans 15 pays dont la France et est représentée par environ 350 clubs affiliés aux quatre coins du globe. Créée dans les années 1980 en Grande Bretagne, cette association sportive s’est créée en Australie en 1991. Les bateaux utilisés sont appelés « Dinghy accessible ». Il s’agit de dériveurs rendus insubmersibles. L’équipage peut être composé d’un ou deux sportifs. Son objectif est simple: permettre l’expérience de la voile, peu importe la présence d’un handicap ou non. Cette visée inclusive intéressait tout particulièrement l’équipe de HandiCap sur le Monde qui a donc souhaité rencontrer cet organisme en Tasmanie. Outre ces bateaux Dinghy, l’association Sailability à Hobart, en Tasmanie, possède aussi de plus gros bateaux permettant d’embarquer 6 ou 8 personnes à bord. Dans ce cas, 2 personnes valides sont nécessaires pour les manœuvres exigeant des déplacements moteurs. Le coût de tous ces bateaux est pris en charge intégralement par différents sponsors tels que le Rotary International ou la CommonWealth bank. Sailability Tasmania planifie différentes compétitions où chacun peut démontrer ses capacités et se mesurer aux autres. Une compétition est d’ailleurs organisée le 19 et 20 janvier 2013 à Hobart opposant ces amoureux de la voile.  Des sessions découverte de la voile pour les frères et sœurs de personnes handicapées sont également organisées. D’après les membres de l’organisation, les proches de la famille reçoivent autant d’amour mais peut-être moins d’attention et Sailability met un point d’honneur à ne pas délaisser ces personnes elles aussi concernées par le handicap.

Une rencontre sur terre, des courses en mer

HandiCap sur le Monde s’est rendu au Yacht Club de Sandy bay, à Hobart, créé en 2004, pour rencontrer différents membres de Sailability. Sur place, ce dimanche matin 13 janvier 2013, une dizaine de personnes s’active pour préparer les bateaux, les mettre à l’eau, aider les navigateurs à s’équiper et à pénétrer dans leur petits voilier. Nous échangeons d’abord avec Julie, membre active depuis sa chute d’échelle qui l’a rendue paraplégique. Elle n’avait jamais navigué avant son accident. Désormais accro, elle ne rate pas un seul rendez-vous donné à Sandy bay. Julie a déjà participé à une course intitulée « World Access Dinghy Championship », en avril 2012 à Sydney, et compte bien renouveler l’expérience. Elle nous explique le sentiment de bien-être qu’elle ressent une fois sur l’eau et l’importance qu’occupent ces moments de liberté dans sa nouvelle vie en fauteuil. Bill est lui aussi membre actif et influent de cette organisation. Il participe à de nombreuses courses et gère également le planning des compétitions. Bill a navigué toute sa vie et fait maintenant profiter les autres de son expérience en organisant et dirigeant des séances de formation à la voile.

Des bateaux adaptés pour une navigation accessible

Tout le monde navigue ensemble, qu’il y ait présence ou non de handicap. Les voiliers sont équipés d’une quille (élément central du bateau et partie immergée) plus lourde, pour accroître la stabilité du bateau. Le gouvernail se trouve devant soi et non derrière, ce qui facilite les manœuvres et changements de direction à effectuer. Une poulie sur le quai permet de « transférer » les personnes avec un handicap physique du quai au voilier par une opération astucieuse. Sur l’eau, difficile de dire qui est en situation de handicap. Nous avons pu tester et naviguer avec les membres de Sailability dans des bateaux bi-places. Lors des courses opposant chaque bateau, nous nous sommes sentis nettement plus handicapés que la plupart des participants. Tous se sont montrés plus à l’aise que nos équipages, mais rassurez-vous, nous n’avons pas fait trop mauvaise figure !

Nous retenons de cette expérience la gentillesse de ces bénévoles, membres actifs et participants, mais ce constat s’applique pour bon nombre d’australiens. Le fait que les personnes dites handicapées se retrouvent à égalité parfaite avec les personnes dites non-handicapées est très courant et permis par quelques aménagements bien pensés. Ce modèle d’adaptation doit servir d’inspiration pour d’autres activités sportives et d’autres actions. Le handicap, dépendant d’une situation donnée, peut être gommé ou réduit et surtout par la volonté de quelques personnes de s’organiser pour aider et offrir cette liberté qui devrait être accessible à tous.

Plus d’informations sur Sailability sur leur site Internet

Le lien vers la version française : La voile ensemble


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1 commentaire Ajouter un nouveau commentaire -›

  1. Publié par  busuguru 07.09.2014 à 9:00

    moi aussi je suis handicape .je vous encourage trop comment vous aidez les handicapes.vous nous donnez aussi la valeur c est que je veux vous dire que Dieu vous benisse.

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