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Argentine :: Développement de projets inclusif dans l'emploi, le sport et la communication


Bilan de la Copa America de Futbol Especial: quand le football prime sur la différence

Du 25 au 29 mars se déroulait la 2nde édition de la Copa  America de football adapté, tournoi international créé par la Liga de Futbol Especial de l’organisme Granja Andar. Dans le cadre de ses actions en Argentine avec cette association, HandiCap sur le monde a participé à l’organisation et a eu l’opportunité d’accompagner la délégation argentine sur place, à Santiago du Chili, pour pouvoir vous relater dans les moindres détails cet événement minorant les différences.

Les ingrédients d’une coupe réussie

Comme nous vous l’avons expliqué précédemment, la Copa America de football pour personnes déficientes intellectuelles a été créée par l’association Granja Andar en Argentine. Après une première édition des plus réussies dans la province de Buenos Aires en 2010, les organisateurs ont souhaité renouveler l’expérience. L’organisation ADAES, à Santiago, a accepté de reprendre le flambeau, soutenue dans cette entreprise par les créateurs de la Liga de Futbol Especial argentins. Pour cette seconde édition, quatre pays sud-américains ont participé : Argentine, Chili, Colombie et Pérou. Si les organisateurs ont souhaité reproduire l’organisation et le jeu de la session argentine, c’est la première fois que cet événement se joue à 11 (auparavant football réduit à 5), ce qui exige certaines compétences pour les joueurs et les cadres techniques : repérage sur un grand terrain, organisation en équipe, rôle déterminé pour chacun, règles du hors-jeu… Un règlement précis est d’ailleurs établi par les responsables de la Liga de Futbol Especial à l’origine de la Copa pour s’imprégner de l’esprit Liga.

L’objectif de la Copa consiste à rassembler plusieurs délégations de pays différents en Amérique du sud pour développer la pratique du football auprès de personnes en situation de handicap, démontrer que le football peut être un vecteur d’inclusion sociale et permettre à ces jeunes adultes de s’ouvrir à de nouvelles cultures.

 

L’organisation de cet événement est titanesque. Il ne s’agit pas seulement d’organiser une rencontre autour du football mais de préparer un événement sur plusieurs jours en prenant en compte tous les paramètres nécessaires. A plusieurs reprises, les membres de l’organisation argentins devront se rendre au Chili pour vérifier la qualité des installations sportives mais également pour veiller à tout l’aspect logistique et quotidien : logement, transports, nourriture…

Rien n’est laissé au hasard. Le logement dans un ancien monastère situé non loin de Santiago permet d’accueillir les 60 joueurs, les 20 accompagnants et la cinquantaine de volontaires dans des conditions optimales et dans un cadre agréable. Cela permet de faciliter l’organisation des transports, le stockage de tout le matériel se fait au même endroit. Ce lieu commun facilite aussi les échanges entre les différentes délégations. Les stades retenus par les membres de l’organisation, situés aux abords de la capitale,  sont différents pour chaque journée afin de diversifier les conditions de jeu et se faire connaitre par les municipalités : le complexe d’entraînement de l’équipe professionnelle de la U (université de Santiago), le stade de la Quinta Normal, celui d’El Quisco et enfin, le stade Palestino. Les bus aux noms des délégations de chaque pays sont aussi présents pour assurer les déplacements dans les différents complexes sportifs réservés pour la Copa. HandiCap sur le Monde participe activement aux préparatifs de la Copa avec l’association argentine Granja Andar. Nous travaillons avec Martin, chargé de la communication, sur cet aspect de l’événement pour qu’il puisse être relayé dans les médias locaux et nationaux. Nous partageons notre expérience autour de l’organisation de manifestations sportives avec l’équipe technique sportive de l’association pour s’assurer qu’il ne manque rien et que tous les paramètres ont été pris en compte. Nous échangeons avec les volontaires lors d’une dernière réunion de préparation à quelques jours du départ au Chili pour que toutes et tous identifient leur rôle et leurs fonctions durant la Copa. Certains sont responsables matériel, d’autres accréditent les équipes et journalistes invités ou encore veillent au bon déroulement des matchs en annotant les moindres événements lors des rencontres (buts, remplacements, problèmes survenus…).

Premier jour : l’ouverture de la Copa, le temps des premiers frissons

Chaque équipe, arrivée la veille, a pu prendre ses quartiers dans le beau bâtiment faisant office d’hôtel international pour l’occasion. Une fois installés, ces jeunes ont pu apprendre à mieux se connaître avec des premiers temps d’intégration où les délégations ont pu présenter leur pays, se présenter et échanger entre eux. Ce lundi, tous sont prêts et quelque peu envahis par le stress des grands rendez-vous pour le lancement de cette seconde édition. Les officiels sont présents : responsables de chaque organisation sociale représentée, autorités locales, journalistes. Suite aux discours de vigueur, les joueurs de chaque équipe pénètrent sur la pelouse du camp d’entraînement de l’équipe de la U, équipe professionnelle du Chili, pour le défilé d’ouverture. Les drapeaux de chaque pays sont portés fièrement tandis que la fanfare militaire de Santiago du Chili accompagne ce cérémonial. Les hymnes nationaux résonnent dans le stade et font frissonner d’émotion chaque personne présente. Il est alors temps de laisser le maître de cérémonie s’exprimer : le football ! Le premier match met aux prises la délégation locale, le Chili, contre le grand favori de cette édition, l’Argentine. En effet, l’équipe argentine a fière allure. Equipée généreusement par la fondation adidas, les joueurs et cadres techniques ont une partie de l’équipement de Messi et consorts. Le capitaine, Pancho, est aussi surnommé amicalement « El Gran Riquelme » en référence au champion argentin revenu joué au pays il y a quelques années et qui a fait les belles années de la sélection albicéleste. Néanmoins, malgré ses atouts, l’Argentine est tenue en échec par une belle équipe chilienne, jouant mieux collectivement. Score final : 1-1.

C’est alors au tour des autres équipes de s’affronter. La Colombie et le Pérou montrent également de belles qualités mais paraissent quelque peu inférieurs au niveau de deux autres équipes. Les colombiens l’emportent tout de même 5 buts à 1. En voyant les entraineurs de chaque équipe exploser littéralement de joie à chaque but, la passion du football est manifeste durant cette Copa 2013. Les joueurs vivent, eux aussi, pleinement cette expérience. Dans l’attente d’entrer en jeu, un remplaçant colombien sur le banc de touche accompagne chaque but de sa sélection par des pleurs de joie.

Cette première journée, au-delà de rencontres footballistiques, témoigne du plaisir que chaque participant a, à échanger avec des jeunes d’autres pays dans une ambiance conviviale. Malgré la chaleur caniculaire et quelques réglages à effectuer – les bouteilles d’eau prévues se montreront par exemple insuffisantes – cette première journée engage la Copa de manière positive. Tous se montrent ravis d’être ici.

Deuxième jour : De nouvelles rencontres et un public survolté

Après une nuit méritée pour nos champions et un petit-déjeuner rempli de vitamines, il est temps de se remettre en route pour un second lieu, le stade de la Quinta Normal, un quartier de la capitale chilienne, théâtre de nouvelles oppositions. C’est au tour du Pérou d’affronter la redoutable équipe chilienne avant que la Colombie ne défie l’Argentine. Les résultats montrent alors l’écart de niveau et la différence de préparation entre les 4 équipes : Chili – Pérou : 6-0    Argentine – Colombie :  7-0

Des enfants d’une école locale, accompagnés de leur professeur d’éducation physique, ont été invités à suivre les rencontres et vont s’en donner à cœur joie. Musique à fond lors de chaque temps mort, encouragements soutenus… La fête bat son plein et motive encore davantage les représentants de chaque nation. Les élèves chiliens présents se montrent fiers de leur équipe nationale. Les hymnes sont repris avec ferveur et les cris accompagnent les meilleures actions des matchs. Ce n’est pas une rencontre entre footballeurs handicapés mais bien un spectacle entre deux nations que ces enfants sont venus voir ! Les tribunes, transformées en piste de danse, au son du reggaeton et de la cumbia, sont déchainées. Les joueurs colombiens qui viennent de finir leur match montrent leur talent de danseurs quand les jeunes filles présentes se font prendre en photo avec les joueurs argentins et deviennent leurs premières fans. Les cultures se mélangent, les élèves des écoles locales côtoient les jeunes d’institutions spécialisées d’horizons différents.

Suite aux matchs, tout le monde se dirige pour déjeuner dans notre lieu de résidence avant de reprendre la route pour le centre-ville de Santiago. Les organisateurs souhaitent faire de cette Copa une rencontre sportive où l’aspect culturel n’est pas négligé. Ces jeunes adultes sortent majoritairement pour la première fois de leur pays d’origine. C’est l’occasion d’apprendre et de s’ouvrir à de nouveaux horizons. Il sera donc improvisé une sortie dans le centre-ville de Santiago où chaque délégation cherchera à voir le match de l’équipe nationale pour les éliminatoires de la Coupe du monde de football au Brésil !

Troisième jour : match, plage et découvertes

La compétition suit son cours et de nouveaux matchs sont programmés ce matin. Contrairement aux jours précédents, le soleil de plomb ne nous accompagne pas et laisse place à une relative fraîcheur. Nous voici donc sur le complexe sportif d’El Quisco, en bord de mer, pour cette troisième date. Le Pérou montre une belle opposition face à l’Argentine avant de s’incliner 5-0, tandis que la Colombie ne parvient pas à repousser les attaques des chiliens : 0-8.

Le déjeuner a lieu dans les installations du stade. C’est l’occasion de constater que les équipes commencent à se mélanger et que des échanges inter-nations apparaissent. Les volontaires, très enthousiastes, ne manquent pas une occasion de véhiculer cette ambiance festive. Lorsque la moitié des participants déjeune, un concours de pénalty est improvisé. Au moment d’inverser les rôles, les tireurs de pénalty déjeunent et c’est un rugby à la manière sud-américaine qui s’improvise !

Après cela, l’après-midi a lieu sur la plage voisine et permet à de nombreux joueurs de voir la mer pour la première fois. Les sourires émerveillés se font nombreux, notamment pour les jeunes colombiens qui tous n’avaient jamais eu cette chance auparavant. Certains (les colombiens notamment) auront la chance, ou le courage, de prendre un bain frais dans l’Océan Pacifique. Les appareils photos sont également de sortie pour immortaliser ce moment qui restera un souvenir inoubliable pour beaucoup. Sur le chemin du retour, les bus nous déposent à Isla Negra pour que nous puissions visiter la maison de Pablo Neruda, le célèbre poète chilien, dont l’ancienne demeure surplombe la mer dans un décor sublime.

Plus tard dans la soirée, lors de la réunion quotidienne entre responsables de délégation, tous se mettent d’accord pour organiser des phases finales en deux divisions. Cela permet de mieux répondre à la différence de niveaux entre les quatre équipes. Il y aura donc deux finales : une pour la  première place, celle du vainqueur de la Copa America de Futbol Especial 2013 et une autre pour départager la «seconde division ».

Dernier jour et grandes finales : matchs d’intégration puis matchs au sommet

Cette journée vient conclure une semaine de fête et de partage. Dans la matinée, un tournoi amical est organisé. Pour l’occasion, des matchs d’intégration, où chaque équipe est constituée de 3 joueurs représentant chaque délégation et par des volontaires, font de cette dernière journée une fête célébrant le partage des cultures et des différences. La convivialité est de mise mais ne fait pas oublier l’importance de l’échéance à venir pour les joueurs : les phases finales de la Copa.

 Les matchs sont acharnés et chaque équipe lutte pour remporter la victoire finale. Lors de la petite finale, la Colombie tire son épingle du jeu et l’emporte face aux péruviens : 2-1. Lors de la grande finale tant attendue, les deux équipes ne peuvent se départager à l’issue du temps réglementaire (3-3) et doivent passer par l’épreuve fatidique des tirs au but. Cruels pour les uns, sublimes pour les autres, la victoire a choisi son camp. Le trophée restera en terre chilienne grâce aux performances du gardien local, s’illustrant lors de cette séance de pénalty.

Une cérémonie de clôture vient conclure cette deuxième édition comme lors de chaque grand rassemblement international. Les discours saluent la réussite de cette seconde édition et l’investissement de chacun, en particulier des volontaires, sans qui ce rassemblement n’aurait été possible, mais donnent aussi rendez-vous lors de la prochaine édition qui devrait avoir lieu au Pérou en 2015 ! Après la remise des trophées, des tours d’honneur sont improvisés où tous manifestent leur joie d’avoir participé à cet événement. Un cocktail est également organisé pour terminer cette fête autour d’un verre de l’amitié. Les au-revoir seront difficiles et nous montreront qu’en quelques jours des liens amicaux se sont noués entre ces jeunes adultes.

 

Un bilan particulièrement positif en attendant l’édition péruvienne

Cette seconde édition de la Copa America de football adapté reste, pour HandiCap sur le Monde, un événement fort et un spectacle formidable. Evidemment, nous retiendrons la victoire du Chili et les belles performances de chaque équipe lors de matchs agréables à encadrer et à regarder. Mais l’essentiel se situe bien ailleurs. Le football est un prétexte pour que de jeunes adultes déficients intellectuels puissent se rencontrer, échanger, partager des moments de plaisir, de joie, autour d’un événement commun. C’est aussi l’occasion de découvrir davantage, de s’ouvrir, d’apprendre… Autour d’une passion similaire, le ballon rond. Cet événement ne nous laisse pas indifférent et nous donne même envie d’organiser à notre tour un événement similaire en France. Projet à suivre ?

 


Football inclusif et emplois qualifiés : le travail avec Granja Andar

HandiCap sur le Monde va travailler durant les deux prochains mois avec l’organisation Granja Andar, basée à Moreno dans la province de Buenos Aires. Avec des objectifs et une philosophie similaires concernant l’inclusion par le sport et l’emploi, le travail réalisé conjointement promet d’être passionnant et la relation entre culture argentine et française pétillante !

Granja Andar a été créée il y a 20 ans dans la ville de Moreno par Raul Lucero, professeur d’éducation physique et sportive. L’organisation sociale souhaite générer des opportunités innovantes afin d’accroitre les compétences des personnes déficientes mentales. Ces opportunités sont développées  à travers l’emploi et le sport principalement, mais également via la culture, l’art et la santé, tout ceci afin d’améliorer la qualité de vie de ces personnes. Pour l’association, tout est question d’apprentissage, il ne faut pas se concentrer sur la condition de la personne mais plutôt sur ses capacités.

En matière d’emploi, Granja Andar a créé une boulangerie et un service de restauration employant uniquement des personnes déficientes mentales, qui sont formées par l’association. Pour faire taire les clichés avançant qu’une personne handicapée mentale ne peut travailler, et encore moins dans un domaine lié aux aliments, la nourriture confectionnée est d’une qualité exemplaire, tout en suivant les règles d’hygiène établies dans le pays. Granja Andar fournit aujourd’hui 28 000 repas par jour (petits-déjeuners, déjeuners et goûters) à plus de de 85 écoles de Moreno.

D’autre part, Granja Andar a fondé en 1998 La Liga de Futbol Especial, ligue de football pour personnes avec ou sans handicap mental permettant de jouer en loisir mais également en compétition. L’association veut montrer que le football est un vecteur d’inclusion sociale et que les valeurs de ce sport renommé en Argentine prouvent que tout le monde peut y jouer sans différenciation autre que le niveau de jeu. Sur le même schéma qu’un championnat classique de football, la Liga met en place une compétition tout au long de l’année pour des équipes de différents niveaux. D’abord lancée à Moreno, La Liga est aujourd’hui reproduite dans différentes villes argentines, mais également au Chili, Paraguay, Uruguay et Colombie. La Liga est aujourd’hui l’un des mouvements sportifs les plus importants pour les personnes en situation de handicap en Argentine. La Liga a également l’opportunité d’être soutenue par la Fondation adidas en Argentine, qui fournit de nombreux équipements sportifs.

HandiCap sur le Monde avec l’équipe de Granja Andar et la Fondation adidas

Une philosophie innovante sur le handicap

Le travail de Granja Andar est une remise en question perpétuelle, pour s’adapter aux changements de la société et trouver de nouveaux moyens – créatifs – d’apporter de nouvelles compétences aux personnes déficientes mentales. De nouvelles actions et projets sont lancés chaque mois, des recherches permanentes de partenariats stratégiques sont mises en place.

Outre le travail quotidien réalisé à la boulangerie et au service de restauration, Granja Andar a également une particularité au sein de son « centre de jour » : les auxiliaires de vie qui s’occupent au quotidien de personnes avec handicap « sévère » ont également une déficience intellectuelle. L’association montre, grâce à cette organisation innovante des équipes, qu’une déficience mentale ne sous-entend pas une incapacité à travailler dans le domaine social. En effet, les personnes qui travaillent en tant qu’auxiliaires ont une sensibilité et une écoute plus développées et bien supérieures à d’autres personnes sans handicap.

L’organisation argentine a également lancé depuis un an une chaine de télévision entièrement dédiée au handicap, qui peut être vue sur la chaine locale de Moreno ainsi que sur Internet. Au-delà des actualités de Granja Andar, l’équipe de production réalise également des sujets de fond sur le handicap, le sport, l’emploi, etc… Des personnes déficientes mentales travaillent au sein de cette équipe, en tant que journalistes et présentateurs mais aussi sur la conception et la réalisation des sujets.

Emma et Daniela à Granja Andar lors de la journée internationale de la femme

HandiCap sur le Monde apporte ses compétences à Granja Andar

Parmi  tous ces projets rondement menés par Granja Andar et faute de temps, HandiCap sur le Monde n’a pas souhaité développer de nouvelles actions pour l’organisme, mais apporter ses compétences et son savoir-faire pour améliorer certains projets que nous jugions pertinents :

  • La Liga de Futbol Especial 

Nous aiderons au quotidien la Liga sur deux évènements importants qui se dérouleront lors de notre passage : La Copa America (Coupe d’Amérique du Sud) au Chili du 25 au 29 mars 2013, ainsi que l’ouverture du championnat 2013 de la Liga le 20 avril 2013.

Granja Andar cherche à s’autofinancer le plus possible sur chacun des projets construits, nous aiderons donc à la recherche de partenaires sur le long terme.

  • L’emploi au sein de Granja Andar et dans des établissements extérieurs

La qualification de personnes déficientes en tant qu’auxiliaires de vie nous a paru particulièrement innovante et nous travaillerons en étroite collaboration avec les personnes du centre de jour pour mettre en avant ce projet et offrir de la visibilité.

D’autre part, des personnes de l’association ont été depuis peu embauchées dans une école de commerce réputée de la capitale pour offrir un service de restauration de qualité. Nous mettrons cette action en avant et  vous détaillerons d’ailleurs prochainement cette actualité qui a démarré au moment de notre arrivée à Moreno.

 


HandiCap sur le Monde tombe sous le charme argentin

Nous sommes maintenant en février 2013 et HandiCap sur le Monde entame la dernière étape de son périple en Amérique du Sud. L’association commence fort avec un pays à la culture et à l’histoire intense : l’Argentine. Pays immense qui s’étend sur plus de 2 millions de km², aux paysages aussi divers qu’impressionnants avec des glaciers, la pampa, des déserts arides, sans oublier la Cordillère majestueuse qui s’étend sur toute la partie ouest du pays.

Mais l’Argentine c’est également le sentiment permanent d’une passion. Une révolution ardente tout d’abord, due à son passé politique mouvementé. La dictature militaire et les mouvements populaires teintent les années 70 et 80 et la fameuse place de mai à Buenos Aires fait référence aux hommes enlevés  (près de 30 000). L’image de l’Argentine s’associe bien sûr également au tango enflammé de Buenos Aires. Des rues de la Boca aux shows impressionnants des restaurants de San Telmo le soir, HandiCap sur le Monde s’essaiera certainement aux milongas (bals de tango improvisés) dès que les pas seront appris.

Mais ce qui représente le mieux l’Argentine dans nos esprits est certainement cette passion sans mesure pour le football qui soulève les foules. Chacun ici soutient son club…à vie ! Il est fréquent de dévoir débattre  des heures avec un chauffeur de taxi ou une personne dans le bus si l’on ne choisit pas le « bon » club à supporter. Chaque match des équipes du championnat est regardé avec fougue, et ne parlons pas des matchs de l’équipe nationale qui font descendre chaque fois les personnes dans les rues en cas de victoire !

Le Handicap en Argentine : l’association vient le découvrir à Moreno

HandiCap sur le Monde restera deux mois à Moreno, ville de 600 000 habitants dans la province de Buenos Aires, à quelques 50km de la capitale, pour aider l’association Granja Andar. Lieu où les touristes ne s’aventurent pas, la ville est à l’image de l’Argentine traditionnelle: de la musique omniprésente dans les rues, des parties de football improvisées çà et là, de la poussière et des chemins de terre dès que l’on s’écarte du centre-ville… Nous sommes vite dépaysés et la Nouvelle Zélande parait déjà bien loin.

En matière de handicap, en Argentine, la déficience mentale arrive en tête dans les chiffres nationaux. Ici, – selon des chiffres datant de 2004 –  le taux de chômage des personnes en situation de handicap serait de 91%. Sur les 600 000 habitants que compte Moreno, 10% sont en situation de handicap. Même s’il existe aujourd’hui 22 organisations à Moreno qui aident au développement et soutiennent ces personnes, il reste encore beaucoup à faire.

HandiCap sur le Monde passera donc deux mois entiers à découvrir les activités et innovations de Granja Andar, mais également à développer des projets conjoints sur le handicap mental à travers le sport et l’emploi.


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1 commentaire Ajouter un nouveau commentaire -›

  1. Publié par  jeanine chopin 07.03.2013 à 7:18

    Bonsoir
    J’ai bien lu ta réponse Thomas
    Maintenant que ma copine ce week-en m’a expliquéE comment communiquer avec vous,je ne vais plus m’en priver….et je vais pouvoir suivre votre périple..
    Ici ,nous attendons le printemps avec impatience.Nous avons besoin d’ un peu de lumiere et de chaleur…
    La photo prise en Argentine me fait rever…et c’est bon.
    J’espere que vous allez bien tous les deux ,je vous embrasse et à bientot par messagerie
    Bises
    Jeannot

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