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Birmanie :: Rencontres avec différentes organisations actives pour les personnes handicapées.


Eden Center, le premier centre dédié au handicap en Birmanie

HandiCap sur le Monde a rencontré Eden Center for Disabled Children à Yangon le 21 novembre 2012. Cet établissement est le premier et unique centre dédié au handicap en Birmanie. Cette institution pionnière, délaissée par son propre gouvernement, doit s’organiser pour exister et aider de la meilleure manière possible les enfants et jeunes en situation de handicap dans le pays. Visite guidée en compagnie de la directrice et des différents employés du centre.

Un long trajet au cœur de la société birmane

Basée à Yangon pour quelques semaines afin de rencontrer différents acteurs du handicap en Birmanie, HandiCap sur le Monde cherche à mieux comprendre la situation des personnes handicapées dans le pays. Avant notre arrivée en Birmanie, nous savions qu’il serait difficile, voire impossible, de travailler et de construire un projet ici. C’est pour cela que nous choisissons de privilégier les prises de contact avec divers interlocuteurs, acteurs sur le terrain. C’est aussi à travers ces rencontres que l’association pourra mieux appréhender l’influence d’un tel régime politique sur la condition des personnes en situation de handicap. Après de nombreuses recherches, nous prenons connaissance de l’existence d’un centre, premier de la sorte dans le pays et unique à ce jour, qui accueille et aide les enfants et jeunes en situation de handicap : Eden Center. Rapidement, quelques mails sont envoyés avant notre arrivée pour expliciter les raisons de notre venue, notre projet et convenir d’un rendez-vous. En arrivant à Yangon, nous rendons visite à l’ambassade de France en Birmanie qui nous confirme l’existence de ce centre et son sérieux.

Nous partons donc, en début de matinée ce 21 novembre 2012, à bord du train qui sillonne la ville et desserre, très lentement, les banlieues environnantes. Au milieu des passagers, des poules et de cargaisons diverses, nous arrivons dans le quartier d’Insein au Nord-Ouest de la ville, où se trouve le centre. Chaque arrêt permet aux vendeurs de boissons, nourriture en tout genre, de héler le passager pour vendre leurs produits à une somme modique. Ce trajet à la fois mouvementé et interminable du fait de la chaleur et de l’humidité, nous permet, au contact des locaux, d’arriver à bon port après plus d’une heure de trajet.

 L’obligation de se tourner vers des fonds étrangers

Arrivés à Eden Center, nous sommes reçus par la directrice et cofondatrice du centre Daw Lilian Gyi. Celui-ci a été conçu le 18 avril 2000 pour prendre soin des personnes possédant une déficience intellectuelle et/ou motrice, mais aussi pour sensibiliser et informer les birmans sur le handicap grâce à un centre de ressources avec ouvrages et matériel pédagogique de démonstration. Nous sommes d’abord étonnés par la qualité des installations. Même si ce n’est pas tout à fait conforme aux standards européens, de nombreux équipements sont présents. On trouve même un petit bassin aquatique pour des séances d’hydrothérapie. Nous avons l’impression de visiter un Institut Médico-Educatif (I.M.E), même si, finalement, le matériel semble assez limité. Ces équipements ne sont bien sûr pas l’œuvre d’une dotation gouvernementale. Eden Center ne reçoit aucune aide de la junte au pouvoir, qui ne se préoccupe pas vraiment des questions sociales du pays et qui délaisse totalement la prise en charge des personnes handicapées. Ces ressources proviennent d’ONG (telles que Triangle Génération Humanitaire en France), d’organisations comme le Rotary International ou le Lions Club basés dans des pays étrangers : Australie, Canada, etc…

 Lors de notre entrevue avec Lilian, elle nous confie surtout les difficultés rencontrées par le centre pour récolter des fonds et nous indique qu’Eden Center peut encore exister pendant quelques années mais qu’il devient urgent de bénéficier d’apports financiers. Là aussi, de nombreux espoirs sont placés dans les élections de 2015 pour qu’enfin, ces initiatives sociales soient soutenues par le gouvernement.

Elle nous détaille ensuite les programmes réalisés au centre : classes d’apprentissage gérées par des enseignants spécialisés, physiothérapie, hydrothérapie avec kinésithérapeutes qualifiés, activités à l’extérieur, activités artistiques, sportives…

 Ces personnels qualifiés sont formés au centre sur le terrain mais aussi lors de formations à l’étranger : Malaisie, Singapour, Inde… Ils perçoivent un salaire qui entraînerait bien des grèves dans notre cher pays mais ne se plaignent pas de cette faible rémunération. Ils reconnaissent tous faire ce métier par passion et insistent sur le fait que cela leur permet de subvenir à leurs besoins vitaux. Ils ne veulent pas plus et n’en ressentent pas la nécessité.

Un accueil si chaleureux qu’il devient difficile de quitter les enfants

Nous prenons le temps de parcourir chaque salle d’activités et de rencontrer ces professionnels curieux de comprendre les raisons de notre visite. Les salles sont plus ou moins grandes et répondent aux besoins des enfants et des employés. Certains enfants ne peuvent travailler ou être pris en charge en grands groupes. Ils effectuent alors leur séance dans une salle aménagée à cet effet.

Lors de notre passage, les enfants présents et répartis selon leur classe d’âge et leur niveau de compétences nous accueillent par leurs sourires. Certains sont occupés à dessiner, à utiliser différents jeux de motricité pendant que d’autres préparent activement un spectacle mêlant danse et théâtre proposé prochainement aux amis, familles et public sensibilisé par Eden Center. Les enfants et jeunes accueillis par le centre sont majoritairement porteurs d’une déficience intellectuelle mais peuvent également avoir des troubles moteurs. Leurs déficiences sont d’origines diverses. Nous croisons de jeunes trisomiques mais également des enfants atteints de troubles autistiques ainsi que d’autres pour lesquels aucun diagnostic n’a été effectué jusqu’à présent. Les enseignantes nous présentent les différentes salles de classe où nous retrouvons des éléments similaires à nos classes spécialisées françaises : calendrier de groupe, calendriers personnalisés selon les prises en charge et besoins des enfants, matériel pédagogique pour améliorer les repères spatio-temporels. Les enfants présents nous réservent un accueil des plus chaleureux. Un enfant hyperactif saute littéralement sur Thomas pour le saluer, une jeune fille présentant une déficience intellectuelle s’occupe d’un petit garçon trisomique et offre des cookies à Emma en arborant un large sourire. Tous veulent nous serrer la main, jouer avec nous, nous observent en écarquillant les yeux. Les visages de ces enfants et leur accueil ne nous laissent pas indifférents et il s’avère plus difficile que prévu de quitter les classes.

L’avenir du centre en question

Cette visite et ces rencontres à l’Eden Center nous ont permis de voir le fonctionnement d’un institut spécialisé en Birmanie. C’est l’occasion de comprendre l’importance du soutien des administrations gouvernementales dans la prise en compte des questions sociales. Sans l’aide et l’appui des dirigeants, ce type de centre peine à exister et à effectuer dans de bonnes conditions ce travail, ô combien important et pertinent. Ce premier centre en Birmanie est nécessaire et indispensable pour le pays, pour ces jeunes et leurs familles. De nombreux enfants attendent une place ou l’ouverture d’un autre centre dans le pays puisqu’ils ne peuvent se rendre jusqu’à Yangon ou parce que les conflits dévastant le pays les empêchent de se déplacer. La survie d’Eden Center et l’évolution de la prise en charge des personnes en situation de handicap en Birmanie passent indéniablement par des changements dans le pays qui, nous l’espérons, sont en train de se réaliser.

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N’hésitez pas à visiter le site d’Eden Center

Comment les aider?

Pour en savoir plus sur la Birmanie


Birmanie, un pays en lutte pour la démocratie

Intéressée depuis longtemps par la Birmanie et curieuse de découvrir ce qui peut être fait malgré le gouvernement restrictif, en particulier en matière de handicap, HandiCap sur le Monde passe trois semaines à rencontrer les acteurs du changement. De bonnes initiatives qui n’attendent pas la démocratie !

Petit rappel tout d’abord sur ce pays que l’on connait finalement très peu, car coupé du monde depuis qu’il est aux mains de la junte militaire. La Birmanie – ou Myanmar c’est selon – compte aujourd’hui environ 60 millions d’habitants.  Pays sous-développé malgré d’innombrables ressources telles que les minerais ou le pétrole, sa situation sociale et économique est dramatique. Les autorités sont corrompues, les conflits ethniques, aux abords de ses frontières, permanents. Pourtant, il y a une cinquantaine d’années, le pays était considéré comme l’un des pays asiatiques possédant le plus fort potentiel de développement ! Le pays est désormais très affaibli et la junte militaire est toujours au pouvoir, malgré la constitution d’un gouvernement « civil » depuis 2010.

 

Pourtant, la Birmanie s’ouvre peu à peu, preuve en est notre venue dans le pays. L’obtention d’un visa est devenue plus facile et le nombre de touristes a sensiblement augmenté depuis deux ans. La démonstration de cette ouverture provient du travail sans relâche de Aung San Suu Kyi pour enfin obtenir la démocratie et la liberté pour son peuple.

Aung San Suu Kyi, l’espoir birman

Fille du révolutionnaire Aung San, assassiné à Rangoon (désormais Yangon) en 1947, elle est un véritable leader pour le peuple birman et un ennemi détestable pour la junte, en raison du soutien de la communauté internationale dont elle a toujours bénéficié. Il y a moins d’un an de cela, impossible de prononcer son nom dans la rue ou d’afficher son soutien sous peine d’être emprisonné. Aujourd’hui, les birmans peuvent désormais afficher clairement leur orientation politique et pour une large majorité, leur amour pour Aung San Suu Kyi. Posters dans les bars et restaurants, autocollants du leader dans les taxis, tout le monde dans les rues nous accoste et  nous parlent ouvertement de Suu Kyi, la voyant comme une délivrance à leurs trop longues années d’emprisonnement par leurs propres dirigeants. Les  bureaux du NLD, National League for Democraty, parti de Suu Kyi, poussent comme des champignons dans toute la Birmanie et le changement est palpable.

Notre premier ressenti en arrivant à Yangon est très rassurant également. Pas de militaires dans les rues, les locaux sont heureux et ravis de nous voir et n’hésitent pas à venir discuter avec nous de tout et de rien,  mais surtout de notre point de vue sur leur pays. Le sentiment principal qui nous envahit est cette tranquillité, une ambiance apaisée par la multitude de pagodes – temples bouddhistes aux toits d’or – et de moines marchant partout dans la rue. Nos premières journées se passent à visiter ces temples magnifiques et à nous imprégner de cette culture, et à papoter des heures avec les locaux dans les restaurants et teashops.

Mais cette ouverture n’est encore que débutante et fragile. L’accueil des touristes par des panneaux « Warmly welcome and take care of tourists » (accueillons chaleureusement les touristes et prenons soin d’eux) montre la volonté du gouvernement de séduire les populations étrangères.  Ce qui n’empêche pas les autorités locales d’interdire aux birmans d’héberger des étrangers à leur domicile. Les zones autorisées aux touristes sont encore très restreintes et toute la partie Nord du pays, après Mandalay, les zones frontalières avec la Thailande, la Chine, le Bangladesh, l’Inde et le Laos sont quasiment toutes interdites malgré de rares points de passages, peu autorisés également pour les locaux.

Thein Sein, le nouveau président, considéré comme plus clément, n’en demeure pas moins être un ancien général, et si des libérations d’anciens prisonniers politiques ont été obtenues et médiatisées, des organismes tels que Génération 88 luttent toujours pour obtenir la libération définitive de dizaines d’opposants au régime.

Et la situation du handicap, à oublier ?

La situation des personnes handicapées en Birmanie n’est, dans ce contexte, pas très réjouissante. Les Nations Unies estimaient qu’il y avait environ 1,2 millions de personnes en situation de handicap en 2011. Les personnes handicapées physiques sont majoritaires, notamment à cause des mines anti-personnelles aux abords des frontières. Le cyclone Nargis qui a frappé le pays le 2 mai 2008, aurait fait environ 140 000 morts et laissé derrière lui également de nombreuses personnes handicapées. Les organismes, écoles, fondations et associations privées – non gérées par le gouvernement –  travaillant pour les personnes handicapées sont peu nombreuses en Birmanie et se battent pour ne pas être surveillées par la junte. Elles sont confrontées à d’importants problèmes financiers car les aides publiques sont bien sûr inexistantes. Elles s’en remettent donc aux donateurs birmans ainsi qu’aux quelques fondations et ambassades étrangères autorisées pour pouvoir poursuivre leur mission.

Les rencontres de l’association HandiCap sur le Monde

Il est très compliqué pour des étrangers de travailler en Birmanie. Durant son séjour, HandiCap sur le Monde va donc multiplier les rencontres afin d’obtenir les informations les plus précises possibles sur la situation des personnes handicapées, les aides fournies et les évolutions possibles.

L’association va tout d’abord rencontrer Eden Center for Disabled Children (ECDC), organisation non-gouvernementale créée en 2000 pour les enfants déficients intellectuels et/ou moteurs. C’est le 1er centre privé de ce type en Birmanie et il n’a que 12 ans. Eden Center est aussi un centre de ressources sur le handicap avec différents ouvrages, du personnel qualifié… Les activités du centre sont diverses : physiothérapie, éducation spécialisée, hydrothérapie… Via l’ambassade de France, HandiCap sur le Monde va également avoir l’opportunité de rencontrer les responsables d’écoles pour enfants en situation de handicap comme la Myanmar Christian Fellowship of Blind par exemple.

Enfin nous essayerons de rencontrer le parti de Suu Kyi pour tenter de mieux appréhender l’évolution du pays et l’intégration de la problématique handicap dans leurs futures politiques et actions sociales.

De riches témoignages sont à suivre prochainement…

Vous pouvez consulter le site Internet d’Eden Center for Disabled Children.

Pour en savoir plus sur la vie passionnante de Aung San Suu Kyi, le très bon film de Besson « The Lady » vaut le coup d’œil.

Si un peu de lecture vous tente, n’hésitez pas à vous procurer « Burmese Days »  de Geogre Orwell.


HandiCap sur le Monde à la découverte de la secrète Birmanie

Après l’Inde et le Népal, HandiCap sur le Monde se dirige désormais vers un pays encore peu fréquenté des touristes mais qui a tant à offrir: la Birmanie. Durant trois semaines, l’association va rencontrer des organismes, des ONG, des partis, et tout simplement la population locale pour tâcher d’en savoir un peu plus sur cette culture et cette société encore trop peu connue, à tort.

La Birmanie est un pays que nous apprécions tout particulièrement et que nous rêvions depuis longtemps de découvrir. Les élections de 2010 et la ténacité d’Aung San Suu Kyi pour libérer ce pays de ses propres dirigeants commencent à porter ses fruits et il est désormais plus facile de découvrir ce pays autrement que par les medias. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre la démocratie et c’est un pays en totale reconstruction que nous visitons, mais il est intéressant de découvrir aujourd’hui la situation de la société birmane.

Le climat actuel du pays ne nous permet ni de vivre chez l’habitant ni de travailler avec les associations. Notre travail sera donc principalement axé sur les rencontres de différents acteurs du changement birman au niveau social et en matière de handicap, auprès desquels nous recueillerons de précieux témoignages.

La connexion Internet qui reste aléatoire nous empeche de poster régulièrement lors de ce séjour birman, mais nous vous donnons rendez-vous très bientôt dans la partie projet Birmanie pour plus de détails!


Rencontre : le NLD, l’avenir démocratique de la Birmanie

Dans le cadre de ses différentes recherches autour du handicap et au vue de la situation politique de la Birmanie, il apparaissait essentiel pour HandiCap sur le Monde d’en savoir plus sur l’environnement social actuel et ce qui serait intégré dans les programmes des futures élections. L’interlocuteur idéal était sans nul doute le parti révolutionnaire « National League for Democracy » (NLD), que nous avons eu la chance de rencontrer à Yangon en entretien privé.

Le NLD est un  parti politique birman créé le 27 septembre 1988, par Aung San Suu Kyi et deux autres généraux. Ce parti est né suite à l’écrasement du soulèvement populaire pour la démocratie en Birmanie, le 18 septembre 1988, par la junte militaire au pouvoir.

C’est lors d’un trajet en bus que nous rencontrons un vétérinaire birman particulièrement bavard qui nous explique être membre du NLD. Après une longue conversation très enrichissante sur la société birmane et ses dirigeants, il nous donne la carte de visite du secrétaire du parti avec ses coordonnées personnelles, en nous invitant à le contacter de sa part.

Arrivée au siège du parti, grand bâtiment qui traduit un esprit révolutionnaire dès le premier instant, nous sommes reçus par les membres du NLD, tous plus occupés les uns que les autres. Les élections de 2015 sont attendues avec hâte et le travail semble ne pas manquer. Les visiteurs sont nombreux, birmans pour la plupart, et se provisionnent en tee-shirts, chemises, casquettes, calendriers, badges et stickers aux couleurs du parti et de sa leader. Nous sentons l’important engouement populaire, engendré par Aung San Suu Kyi  et son courage incroyable : elle a choisi de rester emprisonnée en Birmanie auprès de son peuple et n’a pu ni dire au revoir à son mari malade et ni voir ses enfants pendant plusieurs années. La visite du président Obama la veille de notre entrevue semble également être porteuse de nombreux espoirs.

De futures élections orientées autour du développement économique et de la liberté politique

Le premier secrétaire du parti nous reçoit dans son « bureau » très sommaire au premier étage où fourmillent çà et là des dizaines de partisans. La discussion s’engage sur les raisons de notre présence en Birmanie et de notre visite au NLD. Il nous dépeint ensuite la situation sociale du pays qui évolue enfin dans le bon sens et ses espoirs de voir sous peu l’arrivée d’un gouvernement démocratique à la tête de ce pays. Les problèmes sont nombreux et les obstacles qui restent à franchir, colossaux. Il explique également, que si hors des frontières nous ressentons une évolution, il reste encore beaucoup de travail. Aung San Suu Kyi et son parti veulent s’assurer qu’il n’y ait plus de recul  dans le développement du pays et comme il le dit, veulent « avancer lentement mais sûrement ».

Ce petit monsieur plein d’enthousiasme a l’air complètement débordé, et avec raison car il chapeaute tout le travail autour du développement économique. Outre ses tâches quotidiennes au sein du parti, il participe par exemple à des conférences en Australie pour présenter la situation économique et sociale du pays. Il nous introduit ensuite auprès du responsable des questions sociales du NLD afin d’en savoir plus sur la situation du handicap en particulier.

La question du handicap encore peu abordée mais intégrée dans les problématiques sociales

Celui-ci nous explique qu’aujourd’hui très peu d’organismes et associations arrivent à exister sans être dirigées par la junte, qui surveille la moindre donation en cherchant à en bénéficier. Il existe encore peu d’aides des ONG étrangères car là encore, le gouvernement ne s’ouvre pas, même si les choses s’améliorent, en particulier avec les Etats-Unis.

En Birmanie les principales causes de handicap sont la malnutrition et le manque de soins des populations, et bien évidemment rares sont les aides apportées par le pouvoir en place. D’autre part, les nombreuses mines anti-personnelles dans le pays ont laissé derrière elles beaucoup de personnes handicapées physiques.

Il est selon lui difficile de positionner le handicap comme une priorité en Birmanie aujourd’hui, car il y a tant à reconstruire politiquement, économiquement et socialement. L’une des priorités sociales s’oriente autour de l’éducation pour tous, handicapés ou non, pour conduire à l’emploi. L’accès aux médicaments et aux soins, en particulier pour les personnes en situation de handicap, est également un objectif premier dans le programme du NLD pour les futures élections.

En avant 2015 !

La question du handicap ne semble ainsi pas être une priorité étant donné l’urgence de questions plus générales. Le NLD ne semble pas délaisser les personnes handicapées mais d’abord, il faut reconstruire le pays, refonder le système éducatif, bâtir une économie plus solide.

Nous ne nous éterniserons pas au sein de leurs bureaux, conscients de leur prendre du temps, temps précieux lorsqu’un pays est à reconstruire ! Nous n’oublions pas de prendre quelques photos des militants et des locaux avant de nous procurer quelques badges à l’effigie de Suu Kyi et de son père Aung San, considéré comme le père de l’indépendance birmane et assassiné en 1947 à Rangoon.

Avant de partir, nous remercions simplement les membres du NLD en leur souhaitant bonne chance pour les élections de 2015 qui seront sûrement déterminantes pour l’avenir de la Birmanie et pour enfin, entrevoir l’arrivée de la démocratie.

 


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