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Indonésie :: Une rencontre sportive unifiée


Entre rizières et traditions, sur les chemins de l’inclusion à Bali

Bali nous aura ouvert son paradis, montré ses plus beaux paysages, fait rencontrer des personnes d’une incroyable gentillesse, goûté ses spécialités culinaires épicées… Bali, enfin, nous aura fait entrapercevoir une avancée sur la route de l’inclusion. Il reste du chemin à parcourir à travers une culture et une religion bien implantées mais les premières intentions sont positives et présagent d’un avenir prometteur. Compte-rendu d’un voyage dans les rizières où tolérance et partage sont de mise.

Cérémonies hindoues et quotidien parfumé d’encens

Bali fait rêver, et sa réputation d’ile splendide est bien confirmée. Le climat ensoleillé, des plages de sable fin aux vagues prises d’assaut par les afficionados du surf, les rizières en étage qui s’étalent sur des kilomètres…Aucune surprise pour HandiCap sur le Monde, le cadre de travail en Indonésie est idyllique quoique envahi de touristes. Il nous faudra nous enfoncer un peu plus dans les terres pour découvrir le « vrai » Bali, le Bali authentique qui fait vibrer par sa culture et sa religion hindoue qui dicte le quotidien des locaux.

Logés chez l’habitant à Ubud – ville où se trouve l’association – nous découvrons vite la beauté des maisons, organisées autour du temple familial et tenues à la perfection : pas une branche ne traine dans le jardin, pas une poussière n’est visible dans les pièces de la maison qui entourent le jardin et le temple.

La religion est omniprésente dans la vie des balinais, où l’hindouisme est le principal culte. Les journées se déroulent au rythme des cérémonies, de la fabrication des offrandes, des rites autour de l’eau et des fleurs sur chaque maison/transport/commerce. La ville est parfumée d’encens et de frangipaniers, les femmes enroulées dans leur sarong et les hommes coiffés de tissu. Nous aurons l’immense chance de participer à l’une des plus importantes cérémonies dans un temple d’un petit village alentour. Seulement, nous ne pouvons entrer et observer la cérémonie que si nous appliquons le code vestimentaire obligatoire. L’expérience est magique et hors du temps : des offrandes arrivent par centaines, des danses traditionnelles sont exécutées, des chants repris par tous durant des heures. Les locaux nous regardent évidemment interloqués mais nous accueillent et discutent tranquillement avec nous.

La chaleur est pesante et le soleil généreux, mais nous aurons la joie de découvrir les moussons asiatiques ! Ces pluies d’une intensité jamais vue en France inondent en seulement quelques minutes les petites rues d’Ubud et c’est avec de l’eau jusqu’aux genoux que nous devons nous déplacer.

Dernière surprise dans notre séjour balinais, la facilité à retenir les prénoms des gens rencontrés, de nos hôtes aux personnes de la fondation Kupu-Kupu. A Bali, il est de tradition d’appeler ses enfants en fonction de leur position : ainé, cadet, benjamin. Ainsi, tous genres confondus, le premier enfant d’une famille se prénomme Wayan, le second Made, le troisième Nyoman et le 4ème Ketut.

Bali, l’ile oubliée des initiatives ?

L’ile indonésienne possède une forte culture liée à la religion hindoue. Religion qui régit le calendrier des balinais et avec lequel il faut s’adapter pour travailler. Impossible par exemple d’organiser un événement avec l’association les jours de grandes cérémonies, dates durant lesquelles tous les balinais sans exception marchent en cortège dans la rue.

En matière de handicap, la religion joue là encore un rôle important. En effet, les balinais croient au Karma, et estiment que si une personne possède un handicap c’est qu’elle a été choisie pour cela, et qu’il n’y a rien à y faire. Les enfants en situation de handicap sont donc enfermés, ou du moins mis à l’écart de la société car telle est leur place selon leurs familles. Difficile donc de les éloigner de leur culture et croyances en expliquant qu’ils peuvent avoir accès à un avenir meilleur et non en marge de la société. Le gouvernement n’est pas non plus d’une grande aide concernant le handicap : aucun soutien n’est apporté aux familles, aux associations mises en place, et rares sont les structures existantes pour accueillir des jeunes déficients qui sont, de plus, souvent trop chères.

Là où le gouvernement ne souhaite pas s’impliquer, les associations et organismes sont là pour pallier le manque. Des initiatives comme celles créées par Kupu-Kupu permettent certainement aux esprits de s’ouvrir et de se rendre compte que chacun est capable d’interagir, de pratiquer un sport, bref  d’être partie intégrante de la société.

Kupu-Kupu profite du tourisme balinais pour s’autofinancer

La fondation Kupu Kupu a été créée dans le but d’aider les personnes en situation de handicap à acquérir plus d’autonomie et à s’intégrer dans la société balinaise. Kupu Kupu a décidé de s’appuyer sur le développement touristique de l’ile paradisiaque en construisant des bungalows à Ubud, au milieu des rizières, permettant de loger des touristes le temps de quelques nuits. La situation est idéale, les 3 bungalows sont simples mais défient toute concurrence niveau prix, ce qui attire les touristes les moins aisés et ceux soucieux d’agir pour une bonne cause. L’association propose également tout un panel d’activités aux alentours de la ville, la possibilité de s’immerger dans la culture locale en participant à des cérémonies hindoues et en proposant des locations de scooter à prix abordable. Pour terminer, les personnes handicapées de l’association qui possèdent un talent artistique (et elles sont nombreuses) conçoivent différents objets d’artisanat qui sont ensuite vendus dans une petite boutique dans le centre de la ville.

Tous ces services et produits qui ciblent les touristes étrangers, plus « riches » que les locaux, permettent de subvenir aux besoins quotidiens de l’association. Une manière de montrer que le tourisme, au-delà de l’apport économique évident, est parfois loin d’avoir un impact négatif sur les sociétés locales.

Le travail à la balinaise : un peu d’organisation et beaucoup d’implication

Notre travail passé au sein de l’association Kupu-Kupu a été riche d’apprentissages et constructif. Malgré les cérémonies nombreuses au mois de décembre, nous avons pu aider et soutenir l’association au quotidien au travers des différents programmes mis en place. La majorité de notre travail a cependant été orienté autour du tournoi inclusif développé en commun, qui a rencontré un franc succès. Peu de choses sont encore faites en matière d’inclusion autour du handicap dans une culture où ces personnes sont mises de côté. Le travail que réalise Kupu-Kupu en allant à la rencontre des familles dans les villages et en soutenant les personnes handicapées par de vastes projets montre qu’il reste beaucoup à faire mais qu’ils sont sur la bonne voie. Le tournoi en est l’exemple même : jeunes du centre et écoliers ont partagé un moment incroyable ensemble et pratiqué les mêmes activités le temps d’une journée, dans une ambiance tolérante et un climat bon enfant. Les policiers qui se sont arrêtés lors du tournoi pour prendre en photo cet événement qu’ils trouvaient hors norme, montrent que l’ouverture est en chemin et qu’elle frappe les esprits.

Nous n’oublierons pas non plus notre dernière journée avec les jeunes de l’association passée lors d’un événement sur la côte où Kupu-Kupu avait un stand pour vendre son artisanat afin de récolter des fonds. Cette journée s’est terminée en musique à danser ensemble tout handicap confondu : les jeunes dans leurs fauteuils, les adolescentes sourdes et muettes qui suivaient le rythme des autres, la jeune autiste qui avait pour habitude de rester dans son coin et qui a entrainé tout le monde avec ses déhanchés digne d’une professionnelle…ont fait de cette journée un moment unique.

La culture balinaise ne permet pas aujourd’hui l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la société, mais le partage entre différents handicaps montre qu’un autre pas est fait : celui d’une différence acceptée et enrichissante. Ce n’est que le début, et de nombreux projets sont encore à construire pour permettre à tous ces jeunes de pouvoir s’épanouir et profiter des mêmes opportunités.


1er tournoi sportif inclusif pour la fondation Kupu-Kupu à Bali

Vendredi 7 décembre 2012 a eu lieu le 1er tournoi sportif inclusif de la fondation Kupu-Kupu, très certainement le 1er événement à Bali mêlant personnes avec et sans handicap. Une belle action pour laquelle le sport se veut vecteur d’inclusion.

Dès les premières prises de contact avec Begonia Lopez, à l’origine de la fondation Kupu-Kupu, HandiCap sur le Monde a suggéré la création d’un événement sportif à visée inclusive. Le terme inclusif signifie que chaque équipe est constituée de manière égale de jeunes de la fondation (avec handicap) et d’enfants d’une école locale (sans handicap). L’idée enchante tout de suite Begonia qui se met rapidement en relation avec une école locale pour que le tournoi soit réalisable et confirme la date du 7 décembre comme journée de l’événement qui se déroulera à Bangli. La fondation possède en effet deux centres, l’un à Ubud, l’autre plus important actuellement, à Bangli. Thomas n’en est pas à son coup d’essai et possède déjà l’expérience de ce type de manifestations. En effet, en mars 2012, il a organisé avec l’Union Générale Sportive de l’Enseignement Libre (UGSL) le 1er tournoi de foot unifié au Parc des princes à Paris selon le même principe d’équipes « mixtes ».

Le sport, vecteur d’inclusion

A travers cette journée, nous visons plusieurs objectifs. D’abord, cette rencontre unifiée doit permettre aux jeunes de la fondation de partager une activité sociale avec d’autres jeunes sans handicap. Pour les écoliers, il s’agit de s’ouvrir aux autres, peu importe la différence, de les aider et de les accompagner tout au long de la journée. Pour tous, nous souhaitons leur permettre de vivre un moment unique dans un pays où les personnes en situation de handicap sont la plupart du temps totalement à l’écart de la société.

Tout le travail entrepris avec Kupu-Kupu sera donc voué à l’organisation de cet événement, en prenant en compte la logistique ainsi que la formation accélérée des différents employés de la fondation pour faire de cette journée un moment réussi et mémorable. Lors de chaque journée passée à la fondation, dans l’un de ses deux centres à Ubud et à Bangli, HandiCap sur le Monde présente diverses idées, échange avec les membres de Kupu-Kupu, revoit certaines propositions, en incorpore de nouvelles… C’est un travail de longue haleine puisque rien ne doit être oublié. Il faut aussi prendre en compte la culture locale, les besoin précis de cette organisation et certaines incompatibilités.

Prendre en compte les différences culturelles indonésiennes !

De nombreux obstacles sont à considérer et nous demandent de définir parfaitement l’organisation de la journée. La fondation accueille des personnes de tout âge et tout type de déficience, physique mentale ou sensorielle, critère essentiel à prendre en compte dans la constitution des équipes. La culture indonésienne et balinaise ne nous permet pas de mettre en place certaines activités. Le jeu final, un relais où chacun doit faire passer une éponge remplie d’eau au-dessus de sa tête pose problème. Dans la culture hindoue –majoritaire à Bali- la tête est sacrée puisqu’elle contient l’âme, impossible de se permettre une telle offense. En tout cas, hors de question d’utiliser les bassines utilisées pour le linge pour ce jeu puisque l’eau contenue serait alors impure ! D’autre part, la période actuelle à Bali est dévouée à de nombreuses cérémonies. Les enfants vont donc en famille aux temples et ne sont que peu présents à la fondation. Une difficulté de plus pour savoir combien de jeunes seront disponibles le jour J. Bégonia insiste aussi sur le fait de cadrer toutes les activités et d’encadrer tous les responsables d’équipe et de jeu puisque les balinais ont « quelque peu » tendance à se disperser et ne sont pas maîtres d’une organisation irréprochable. Nous décidons donc de faire au plus simple en axant nos efforts sur une organisation la plus effective possible. Enfin, il sera impossible pour nous de contacter les medias, locaux ou nationaux, car il est ici coutume de payer les journalistes pour qu’ils rédigent un article sur un événement ou une actualité… Il sera donc impossible d’obtenir le moindre article, HandiCap sur le Monde ne souhaite pas, de toute façon, financer des retombées de cette manière !

Une fois tous ces éléments considérés, la journée est définie et organisée de la manière suivante : 10 équipes de 7 sont constituées, 3 jeunes de Kupu-Kupu et 3 écoliers, encadrés par un adulte de la fondation ou de l’école. Un responsable pour chaque jeu est nommé et les règles lui sont expliquées dans les moindres détails pour ne pas laisser de place à l’improvisation. Les jeux retenus sont basés autour d’activités athlétiques : un saut en longueur, un lancer de balles vers une cible, un lancer le plus loin possible, une course de 40m, un tir à la corde et l’activité reine, le relais d’eau. 4 personnes par équipe participent à chaque activité, pour permettre à tous de pratiquer au moins 3 activités. Ainsi, les jeunes en fauteuil peuvent lancer, les personnes ne pouvant utiliser leurs membres supérieurs peuvent courir et sauter…

Une journée sportive placée sous le signe de l’échange… et de la chaleur balinaise

A 9h, tout le monde est réuni au centre de Bangli pour les explications générales de la journée. L’enthousiasme est déjà présent sur les mines réjouies et excitées des participants. Les équipes sont annoncées et déjà des liens se créent : les enfants de l’école et partenaires d’équipe de la fondation s’aident pour afficher leur couleur d’équipe. L’équipe des rouges aide Wayan, porteur d’une déficience mentale et physique, à revêtir son bandeau de couleur. Alternativement, les élèves de l’école conduisent le fauteuil de Nyoman et son propriétaire jusqu’au terrain.

Tout le monde se rend ensuite sur le stade, où à notre grande surprise, des matchs de foot ont lieu. Pourtant, la fondation avait prévenu les autorités locales de l’organisation du tournoi et de la nécessité de réserver le complexe pour l’événement. Une seule nécessité : l’adaptation ! Le tir à la corde est déplacé de quelques mètres et nous insistons d’autant plus sur le besoin d’accompagner chaque équipe vers les différentes activités. Un roulement permet de circuler d’une activité à l’autre dans le même sens pour éviter les confusions. A 9h30, le tournoi commence et les premiers rires et moments de plaisir apparaissent. La chaleur, entre 35 et 40 degrés, ne parvient pas à faire retomber la motivation des jeunes mais contribue à fatiguer les pauvres occidentaux peu habitués que nous sommes. Heureusement, tout a été prévu et les ravitaillements en eau sont salvateurs. Très vite, les amitiés se forment, l’entraide est présente sur chaque jeu et l’on comprend tout de suite que la journée sera riche d’enseignements pour tous. Made, jeune fille de la fondation atteinte de surdité a passé la journée main dans la main avec des élèves de l’école de Bangli. Cette image symbolise l’objectif réussi du tournoi.

 Les nombreuses personnes présentes sur le stade et autour viennent voir cette drôle de manifestation. En effet, il est très rare de croiser des personnes en situation de handicap à Bali et dans toute l’Indonésie. Souvent reclus au domicile familial, peu de centres pouvant les accueillir existent et les activités à l’extérieur de ces centres sont particulièrement rares. Des policiers viendront même prendre en photo les jeunes en action, non pas par délation ou inquiétude mais par curiosité et plaisir de voir cette initiative. Tout se déroule donc dans la bonne humeur et l’épreuve finale vient couronner cette matinée d’un plaisir rafraichissant. Le tir à la corde est sans conteste l’épreuve qui a rassemblé le plus et animé le plus la journée. Il fallait agir en équipe puisque celles-ci s’affrontaient jusqu’à ce que le premier tireur franchisse la ligne adverse. Les fous rires accompagnaient les glissades des participants et les sourires ne quittaient plus ces apprentis sportifs.

Des amitiés naissantes, meilleur exemple d’une journée réussie

Nous revenons au centre de Bangli, à quelques pas du stade, pour l’annonce des résultats, minutieusement comptabilisés, et la remise des prix à chaque équipe. Des crayons, livres et casquettes sont distribués en guise de récompenses. Le déjeuner préparé par la fondation permet de reprendre des forces avant d’improviser quelques chants traditionnels entonnés par les jeunes de l’école et de la fondation. Avant que les élèves ne rejoignent leur école, l’un des professeurs tient à faire un dernier discours pour remercier la fondation et insister sur la nécessité de rééditer ce type d’événement, encourage les élèves à aider les personnes handicapées et à témoigner auprès de leurs amis pour diffuser cette vague solidaire.

Les retours des adultes et des participants au tournoi saluant le succès de cette première édition, nous ont particulièrement émus. Les sourires des enfants et la joie des jeunes de la fondation sont autant de preuves irréfutables du bénéfice à retirer d’une telle journée. Nous en prenons bonne note et encourageons Bégonia à reproduire ce type de manifestations. Un prochain tournoi doit donc avoir lieu dans 6 mois. Mission réussie pour HandiCap sur le Monde ! Nous proposons aussi aux membres de la fondation, l’organisation d’un concours artistique pour valoriser les compétences de certains jeunes, en particulier de jeunes filles nous ayant démontré leurs talents de dessinatrices. Comme le sport, les arts peuvent aussi être un moyen de faire changer progressivement les choses en organisant ce genre de rencontres où les différences s’amenuisent.

Pour davantage d’informations sur la fondation Kupu-Kupu, cliquez sur ce lien.


Dans le grand bain avec la fondation Kupu-Kupu

Dans le cadre de son aide auprès de l’association Kupu-Kupu à Bali, HandiCap sur le Monde a accompagné un groupe d’une vingtaine de personnes en situation de handicap à la piscine. Le mercredi 5 décembre 2012, nous sommes partis en minibus pour ce moment de détente et de plaisir aquatique.

 

La fondation doit sans cesse faire appel à ses contacts privilégiés pour bénéficier et faire bénéficier ses membres d’activités originales. Les moyens de Kupu-Kupu sont limités et Bégonia Lopez, la fondatrice ne peut se permettre de payer 35 entrées à la piscine pour les nageurs et les accompagnants. Le propriétaire de ce centre aquatique près d’Ubud offre gracieusement l’entrée à toutes les personnes de la fondation. La piscine est également réservée pour la fondation de manière à accueillir dans de bonnes conditions les jeunes de Kupu-Kupu, sans perturber les autres nageurs.

Une fois sur place, il faut équiper tout le monde pour assurer un maximum de sécurité et rassurer les moins téméraires. Deux bassins forment le complexe ainsi qu’un toboggan que les plus jeunes empruntent avec joie, et que les plus âgés n’hésitent pas non plus à expérimenter. Les équipements traditionnels, donnés par des ONG et diverses organisations, sont fournis par la fondation : traditionnelles frites, brassards et autres matelas de flottaison. La sensation particulière du corps dans l’eau offre un sentiment de liberté pour tous. Les personnes en fauteuil roulant peuvent cette fois, se déplacer, jouer, profiter grâce à l’aide de ces supports aquatiques. Les sourires présents sur les mines réjouies des apprentis nageurs encouragent la fondation à programmer ce type d’activités le plus régulièrement possible.

La piscine offre de nombreux avantages et participe à l’amélioration du quotidien de ces enfants et adultes en situation de handicap à Bali. Pouvoir se mouvoir dans l’eau sans son fauteuil procure, par exemple, un sentiment de liberté apprécié des personnes déficientes motrices. Les membres de Kupu-Kupu évoluent tous avec plaisir dans ce milieu aquatique et cela, sans différente considération de handicap. Les personnes atteintes d’un handicap physique cotoîent et utilisent les mêmes installations et le même matériel que les enfants atteints de surdité ainsi que les jeunes déficients intellectuels. Bégonia, responsable de tout ce petit monde, en profite également à cœur joie. Si tous restent au départ dans le petit bassin par timidité, très vite, les plus courageux franchissent le pas de sauter dans le grand bain. Ils seront suivis par la majorité des apprentis nageurs. Pendant que Ketut, qui est trisomique, passe son temps à éclabousser tout le monde et à vouloir pousser Thomas hors du matelas gonflable, Emmanuelle accompagne un adulte à mobilité restreinte pour l’aider à se déplacer dans la piscine. Les jeux dans l’eau se succèdent et chacun trouve son compte lors de cette matinée ludique.

Un déjeuner est offert à chacun, à la sortie du bain, pour reprendre des forces et conclure cette belle matinée de la meilleure des manières. Il est déjà l’heure de quitter la piscine pour rejoindre les centres de Bangli et d’Ubud, avant que chacun ne soit déposé ou accompagné à son domicile. Quelques jeunes sont eux hébergés dans l’un des deux centres de la fondation. Déjà, certains cherchent à savoir quand sera programmée la prochaine sortie piscine. Pour HandiCap sur le Monde, il est temps de continuer le travail de préparation du tournoi sportif inclusif qui approche à grands pas.

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Présentation de Kupu Kupu Foundation

Kupu Kupu Foundation est une fondation créée par Begonia LOPEZ qui travaille auprès des enfants, des jeunes et des adultes en situation de handicap à Bali, en Indonésie. La fondation vise le développement de l’autonomie des personnes handicapées vivant à Bali. Kupu Kupu foundation est implantée à Bangli et Ubud.

Les professionnels de la fondation agissent pour les personnes atteintes de déficiences motrices ainsi que les pour celles souffrant de pathologies intellectuelles.

Kupu Kupu foundation agit notamment dans les domaines de la santé (en fournissant du matériel et des soins), de l’éducation (en emmenant les enfants à l’école et en leur proposant un soutien scolaire adapté), de la sensibilisation (en agissant directement auprès des populations locales balinaises), de l’emploi (en ayant créé des ateliers d’artisanat traditionnel géré par des personnes handicapées).

Pour en savoir plus sur la fondation, voici leur site internet.

 


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